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03 janv., 2026 Actualités 0commentaires

Après un premier essai aux États-Unis, la charentaise de la société Rondinaud espère investir bientôt les foyers européens. Une expansion « essentielle à l’ère d’internet ».

Marius CAILLAUD

Après les Etats-Unis, les charentaises Rondinaud visent l’Europe

Après un premier essai aux États-Unis, la charentaise de la société Rondinaud espère investir bientôt les foyers européens. Une expansion « essentielle à l’ère d’internet ».

La charentaise serait-elle en passe de se faire un nom en Europe ? C’est en tout cas le souhait d’Olivier Rondinaud, gérant de la société du même nom basée à La Rochefoucauld depuis 2020, qui vient d’annoncer son intention d’exporter ses chaussons « cousus retournés » vers l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne.

« Jusqu’à présent, on avait ouvert notre site qu’aux pays francophones. Mais il y a un mois et demi, une chaîne de télé espagnole est venue tourner un reportage dans notre atelier et, très vite, on a reçu de nombreuses sollicitations par mail de clients espagnols qui voulaient se procurer nos produits, explique le chef d’entreprise. On s’est dit qu’il était temps que la charentaise dépasse le cadre franco-français. »

Depuis, toutes ses équipes sont sur le pont. Le site internet vient d’être traduit en anglais et en espagnol - une version allemande est en cours de développement, et des discussions avec les transporteurs ont démarré pour que de nouvelles commandes puissent traverser les frontières sous peu.

Passer de 9 % à 25 % d’export

« Internet est le fief des consommateurs de demain. On se devait de l’investir de manière plus importante, explique Olivier Rondinaud. D’autant que l’export ne représente aujourd’hui que 9 à 10 % de nos ventes. L’objectif, à terme, serait de pouvoir arriver à 20 ou 25 %. »

Jusqu’à envisager devoir augmenter le volume de production, aujourd’hui chiffré entre 450 et 500 paires par jour ? Le patron tempère.

« On ne peut pas être partout à la fois. On ajoute une corde à notre arc avec la mise en place de l’exportation pour l’un des produits phares de notre département. Mais il est hors de question d’abandonner notre production raisonnée et qualitative pour de plus gros volumes. »

Une décision qui marque le deuxième volet de l’épopée Rondinaud à l’étranger, après une première installation au Musée d’Art-Moderne-de-New-York il y a près de deux ans. Si la collaboration a été arrêtée momentanément en 2025 en raison d’une restructuration de la boutique américaine, le Charentais espère pouvoir reprendre cette collaboration à l’horizon 2026.

Olivier Rondinaud vise désormais l’Europe du nord. Archives Julie Desbois.

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stockmanns sur SUD-OUEST
merci de votre savoir faire pantoufle de grande classe!!!!!!...